Récit Liant, c’est la newsletter qui recrée du lien via des solutions pour des transitions plus douces.
Je mets mon énergie dans chaque sujet en essayant d’avoir une analyse systémique et factuelle, bienvenue dans cette nouvelle édition !
Si ça vous intéresse d’aller plus loin, vous pouvez :
Me demander la rédaction d’une newsletter dédiée + un post Linkedin introductif.
Découvrir mes services de Ghostwriting LinkedIn pour entreprise à impact.
Me suivre sur LinkedIn.
C’est parti !
Sommaire
🚨 Problème :
🎯 Enjeux :
🌍 Récit liant :
🛠️ Que pouvez-vous faire pour soutenir
💡 Une méthode marketing à copier pour parler
🎁 La pépite culture
🤔 Le post à impact de la semaine
💚 Mes news
🚨 Problème : Pourquoi la loi police 2026 aggrave-t-elle les risques de violences impunies ?
La nouvelle loi élargit les pouvoirs des polices municipales sans garanties suffisantes :
Moins de contrôles : Les policiers municipaux n’ont pas les mêmes formations ni les mêmes obligations de transparence que la police nationale.
Plus de discrétion : Les contrôles d’identité peuvent être effectués sur la base de soupçons flous, ouvrant la porte à des abus.
Une impunité renforcée : Sans matricule visible ni mécanismes de responsabilité clairs, les violences policières risquent de rester impunies.
Conséquence : Une justice à deux vitesses, où les citoyens sont de plus en plus surveillés, tandis que les auteurs de violences policières échappent aux poursuites.
🎯 Enjeux : Démocratie, libertés et justice environnementale
Cette affaire et cette loi posent des questions fondamentales :
Comment concilier sécurité et libertés fondamentales dans un contexte de tensions sociales croissantes ?
Comment garantir que la justice reste un rempart contre l’arbitraire plutôt qu’un outil de répression ?
Comment protéger les lanceurs d’alerte et les militants qui dénoncent les abus de pouvoir et défendent l’environnement ?
La réponse à ces questions déterminera l’avenir de notre démocratie. Si la loi police 2026 est appliquée sans garde-fous, elle pourrait normaliser la répression et affaiblir les contre-pouvoirs citoyens.
🌍 Récit liant : De Sainte-Soline à la loi police, le combat de Julien Le Guet et la mobilisation contre les méga-bassines
Tout commence en 2017, lorsque Julien Le Guet, batelier dans le marais poitevin, cofonde le collectif Bassines Non Merci avec une vingtaine d’organisations et de citoyens. Leur objectif : dénoncer l’accaparement de l’eau par les projets de méga-bassines, qui menacent la biodiversité du marais poitevin et risquent d’épuiser les nappes phréatiques au profit de l’agriculture industrielle, notamment la culture du maïs. Dès novembre 2017, une première manifestation rassemble 1 500 personnes à Amuré, marquant le début d’une mobilisation croissante.
Intimidations, surveillances et garde à vue
Dès 2021, la répression s’intensifie. Julien Le Guet est placé en garde à vue après une manifestation à la bassine de Mauzé-sur-le-Mignon, son domicile est perquisitionné, et il est accusé de propos tenus lors de la mobilisation. En mars 2022, une caméra de surveillance est découverte devant le domicile de son père, où se tenaient des réunions du collectif. La préfecture reconnaît plus tard que ce dispositif a été installé par les forces de police. En janvier 2023, un traceur GPS est même retrouvé sous sa voiture, installé par la police pour suivre ses déplacements.
En octobre 2022, après la « Grillade Party » à Sainte-Soline, Julien Le Guet est de nouveau placé en garde à vue pour des faits de participation à un groupement, menaces de destruction, vol d’une pelle et inscriptions sur un panneau. Il est mis sous contrôle judiciaire et interdit de territoire à Sainte-Soline et Mauzé-sur-le-Mignon, quelques jours avant une grande manifestation prévue en mars 2023.
Mars 2023 : violences policières et mobilisation historique
Le 25 mars 2023, la manifestation contre les méga-bassines à Sainte-Soline tourne au drame : des centaines de blessés, plus de 5 000 grenades tirées, et un dispositif policier massif (3 200 gendarmes et policiers, véhicules blindés, canons à eau, hélicoptères) pour un coût de 5 millions d’euros. Julien Le Guet, déjà interdit de se rendre sur place, est accusé d’organisation de manifestation illégale et fait face à une série de procès.
Malgré cela, la mobilisation ne faiblit pas. Le 18 décembre 2024, la Cour administrative d’appel de Bordeaux juge illégales les autorisations environnementales de quatre réserves, dont celle de Sainte-Soline. Un succès pour le mouvement, mais qui ne met pas fin à la répression : en mai 2026, Julien Le Guet est condamné en appel à 6 mois de détention à domicile sous bracelet électronique pour des faits liés aux manifestations d’octobre 2022. Il est aussi interdit de paraître à Sainte-Soline et Mauzé-sur-le-Mignon pendant trois ans et doit verser plus de 20 000 € de dommages et intérêts à la Coop de l’eau 79.
La relaxe et ses limites : une victoire dans un contexte de répression accrue
Le 7 mai 2026, Julien Le Guet obtient une relaxe pour diffamation dans l’affaire qui l’opposait à l’ex-préfète Emmanuelle Dubée, qu’il avait qualifiée d’« assassine » après les violences de mars 2023. Une victoire symbolique, mais qui ne doit pas faire oublier que :
Il reste condamné pour d’autres faits (tags, dégradations, organisation de manifestations).
La bassine de Sainte-Soline, bien que jugée illégale, a déjà causé des dégâts environnementaux irréversibles.
La loi police 2026 étend les pouvoirs des forces de l’ordre, réduisant encore les possibilités de poursuites contre les violences policières
Une justice de plus en plus déséquilibrée
La loi police 2026 s’inscrit dans la continuité de cette répression. En élargissant les pouvoirs des polices municipales (contrôles d’identité, constatation de délits, etc.) sans garanties suffisantes, elle renforce l’impunité des forces de l’ordre et réduit les recours pour les victimes de violences. Dans ce contexte, la relaxe de Julien Le Guet apparaît comme une exception dans un système où la justice est de plus en plus utilisée comme un outil de répression contre les mouvements sociaux et écologistes.
Le combat de Julien Le Guet et du collectif Bassines Non Merci montre que la défense de l’eau et des terres est indissociable de la défense des libertés. Face à une justice et une police de plus en plus répressives, la mobilisation citoyenne reste le seul rempart.
🛠️ Que pouvez-vous faire pour agir contre la répression et pour une justice équitable ?
Chacun peut agir à son échelle :
S’informer et relayer : Partager les informations sur les violences policières, les lois liberticides et les combats écologistes.
Soutenir les associations : Contribuer aux fonds de défense juridique des militants (ex : LDH, Quadrature du Net, CNCDH).
Participer aux mobilisations : Rejoindre les manifestations et actions locales pour la défense de l’eau, des terres et des libertés.
Exiger des comptes : Interpeller vos élus sur les questions de justice, de répression et de droits fondamentaux.
Voter en conscience : Choisir des représentants qui défendent les libertés et l’écologie.
La justice et la démocratie ne se défendent pas toutes seules. Elles ont besoin de nous.
💡 Une méthode marketing à copier pour parler
Accroche : "Un traceur GPS sous sa voiture. 5 000 grenades tirées sur des manifestants. 20 000 € d’amendes pour avoir défendu l’eau. Bienvenue dans la France de 2026."
Récit : Son histoire en 4 étapes
Chiffres : "3 200 gendarmes. 5 millions d’euros dépensés pour réprimer. 0 condamnation pour les violences policières."
Appel à l’action : "Signez la pétition / Donnez / Manifestons le [date] / Partagez !"
Vision : "La répression aujourd’hui, c’est la dictature demain. Agissons avant qu’il ne soit trop tard."
🔥 Pourquoi cette méthode fonctionne ?
Émotion + Raison : On touche le cœur (récit humain) et l’esprit (chiffres, arguments).
Urgence : Le ton est alarmiste mais pas désespéré (on montre que l’action est possible).
Viralité : Les éléments sont courts, percutants et partageables (idéal pour les réseaux sociaux).
🎁 La pépite culture
Jim Queen est une très belle ode à la liberté, à l’ouverture, à l’amour. Sans se prendre au sérieux, mais toujours en pointant les incohérences des personnages conservateurs et discriminants.
🤔 Le post à impact de la semaine
💚 Mes news
Atterré par les nouvelles pour : A69, pesticides en bonne voie de réautorisation. Les bonnes nouvelles se comptent sur les doigts de la main. Raison de plus pour faire exister des médias qui préfèrent la pensée systémique et scientifique aux solutions miracles et aux articles qui tordent la vérité.
Merci d’avoir lu cette édition ! Et à bientôt pour d’autres Récits Liants 💚
